Comment participer?

En tant que l’un des fonds les plus importants dans le monde en matière de changement climatique, l’AMCC+ joue un rôle majeur en soutenant les efforts d’adaptation et d’atténuation des PMA et des PEID. L’Alliance, qui a évolué pour devenir l’AMCC++, une initiative phare de l’UE, soutient actuellement des programmes de lutte contre le changement climatique dans 38 pays et 8 régions et sous-régions à travers le monde. Des travaux sont en cours pour mettre en place des programmes supplémentaires.

L’AMCC++ collabore avec un large éventail de partenaires afin de maximiser ses résultats et de tirer le meilleur parti de ses ressources financières. Elle cherche donc à suivre l’approche la plus inclusive possible.

Les partenaires de l’AMCC++ comprennent des gouvernements nationaux et locaux, des organisations régionales, des organisations non gouvernementales, des institutions universitaires et scientifiques, ainsi que des représentations locales d’organisations internationales, d’agences multilatérales et bilatérales de développement. L’AMCC++ travaille avec ses partenaires afin de mettre en commun les ressources, expertises et connaissances. De la sorte, elle contribue à trouver les meilleures solutions pour s’attaquer aux causes et aux effets du changement climatique.

Cette page montre comment les partenaires peuvent participer à l’AMCC++.

Au niveau national et régional

De nombreux États membres de l’UE travaillent déjà en partenariat avec l’AMCC++ au niveau national ou régional par le biais de leurs agences nationales de développement. Par exemple, la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit GmbH (GIZ – société allemande de coopération internationale) et l’AMCC+ travaillent ensemble à la mise en œuvre de programmes financés par l’AMCC++ en Éthiopie et en Mauritanie; L’AMCC++ collabore aussi avec l’Agence danoise de coopération au développement international (DANIDA) au Mozambique; avec le Département britannique du développement international (DFID) au Népal; ainsi qu’avec l’Institut Camões (Portugal) et la GIZ au Timor-Oriental.

Dans chaque pays concerné, la délégation de l’UE examine avec les représentants locaux des États membres la préparation et la mise en œuvre de l’intervention de l’AMCC++. Ces consultations se déroulent dans le contexte de la coordination des donateurs à l’échelon du pays. Cette coordination peut déboucher sur des synergies et complémentarités entre les interventions bilatérales et celles gérées par la CE. Ces synergies peuvent inclure un cofinancement, une programmation conjointe ou encore un accord de délégation, aux termes duquel l’agence de développement d’un État membre prend en charge la mise en œuvre partielle ou complète d’un programme financé par l’AMCC++.

L’AMCC++ et les États membres de l’UE peuvent aussi collaborer dans le cadre d’initiatives plus larges menées au niveau national ou régional. Au Bangladesh [16], par exemple, l’AMCC++, le Danemark, la Suède et le Royaume-Uni, ainsi que d’autres donateurs, cofinancent un vaste programme géré par la Banque mondiale et le Ministère de l’environnement et des forêts dans le but de faire face au changement climatique. Au Cambodge [17], la Suède et le Danemark (de même que le PNUD) cofinancent le fonds multibailleurs « Cambodia Climate Change Alliance ». En Afrique orientale et australe, DFID et l’AMCC++, aux côtés d’autres donateurs, soutiennent le programme tripartite d’adaptation et d’atténuation du changement climatique COMESA-EAC-SADC. Dans la région du Mékong inférieur, l’AMCC++ s’est jointe au Luxembourg, à l’Allemagne, au Danemark, à la Suède et à la Finlande pour financer l’Initiative sur le changement climatique et l’adaptation. La Suède cofinance également le programme multi-pays de l’AMCC++ dans le contexte de l’initiative « Local Climate Adaptive Living Facility (LoCAL – Financement global pour la résilience locale au changement climatique) » du FENU.

Au niveau global

Les États membres de l’UE peuvent aussi participer à l’AMCC++ au niveau mondial. À ce jour, la République tchèque, Chypre, l’Estonie, l’Irlande et la Suède ont tous apporté des contributions financières à l’AMCC++, en partie sous forme de financements à mise en œuvre rapide promis lors de la 15e Conférence des parties (CdP) organisée au titre de la CCNUCC. Ces financements ont été promis à Copenhague en 2009 afin de permettre une action immédiate contre le changement climatique dans les pays en développement. Les contributions de ces pays ont jusqu’à présent servi à appuyer des interventions de l’AMCC+ et de l’AMCC++ au Bhoutan, au Cambodge, au Lesotho, au Mozambique, au Népal, en Ouganda, au Sierra Leone, en Tanzanie, au Timor-Oriental, dans les Caraïbes orientales et dans le bassin inférieur du Mékong.

Les États membres de l'UE désireux de contribuer au financement de l'initiative AMCC+ sont invités à contacter la Direction de la croissance et du développement durables d'EuropeAid.

Les gouvernements des pays en développement peuvent bénéficier d’un appui technique ou financier de l’AMCC++. S’ils le souhaitent, ils peuvent aussi participer au dialogue politique avec l’Union européenne. Cela est possible au niveau national ou dans le contexte d’initiatives régionales et mondiales.

En ce qui concerne le second pilier de l'AMCC+, à savoir la coopération technique et financière, il y a deux manières dont le gouvernement d'un pays partenaire peut contribuer à un programme financé par l'AMCC+: en assumant un rôle actif dans la préparation et la mise en œuvre du programme, et en assurant le cofinancement d'une série d'activités du programme en question.

Pour pouvoir bénéficier d’un financement au titre de l’AMCC++, les pays candidats doivent faire partie des 73 PMA ou PEID qui sont déjà bénéficiaires d’une aide. Pour recevoir des fonds, un pays doit participer à une évaluation de ses besoins, qui lui permettra de déterminer sa vulnérabilité au changement climatique. Il s’agit notamment d’évaluer les risques liés aux inondations, sécheresses, tempêtes, à l’augmentation du niveau de la mer, à la fonte des glaciers et à l’altitude des zones côtières. Cette évaluation prend aussi en considération la part de la population que l’on considère comme exposée aux effets du changement climatique.

L’évaluation prend également en compte l’agriculture, étant l’un des secteurs les plus sensibles au changement climatique. De plus, elle réalise une estimation de la capacité d’adaptation du pays, qui s’appuie sur l’indice du développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement. Enfin, les pays éligibles sont évalués sur la base de leur participation au dialogue sur le changement climatique. Leur gouvernement doit exprimer sa volonté de bénéficier de l’aide de l’AMCC++.

Les fonds sont ensuite attribués aux pays en fonction de la disponibilité des ressources et des données démographiques.

Les ministères, agences gouvernementales et autres institutions publiques concernés sont impliqués dans tous les pays où un programme financé par l'AMCC+ a été approuvé, depuis les étapes d'identification et de formulation jusqu'aux étapes de mise en œuvre, de suivi et d'évaluation. Par exemple, les partenaires de mise en œuvre du programme de l'AMCC+ en Tanzanie comprennent le Ministère des finances, le Bureau du Vice-Président, l'Institution de planification du développement rural, l'Université agronomique de Sokoine et, à l'échelon local, la Forêt communautaire de Pemba (une ONG).

Les pays sont aussi encouragés à participer, soit en contribuant à un programme financé par l’AMCC++, soit en assumant un rôle actif dans la préparation et la mise en œuvre du programme en question.

Le Belize, en Jamaïque, le Mali ou le Mozambique, par exemple, ont tous cofinancé des programmes de l’AMCC+, en général sous forme d’apports en nature, et parfois aussi en leur allouant explicitement des montants provenant de leur budget.

Les agences gouvernementales qui ne bénéficient pas de l’appui technique et financier de l’AMCC++ mais qui souhaitent s’engager dans un programme avec l’AMCC+ peuvent manifester leur intérêt de façon formelle par le biais de la délégation de l'UE auprès de leur pays.

En outre, des services de formation et d'assistance technique liés au changement climatique sont disponibles pour les agences gouvernementales des pays ACP dans le contexte du Programme intra-ACP de l’AMCC+.

Quant au dialogue politique, les gouvernements des pays en développement peuvent s’impliquer avec l’Union européenne à l’échelon national ou dans le contexte d’initiatives régionales et mondiales. Ce dialogue peut revêtir diverses formes et porter, par exemple, sur l’identification des domaines nécessitant une collaboration plus étroite, la participation conjointe aux forums de travail liés aux négociations internationales sur le régime climatique pour la période postérieure à 2012, ou encore la préparation d’une déclaration conjointe. Un exemple de ce dernier cas est la déclaration conjointe émise par l’UE, les pays les moins avancés et l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS) pour souligner leur souhait commun de voir la conférence de Durban sur le changement climatique se conclure sur un résultat ambitieux.

Le processus de programmation 2014-2020 pour la coopération extérieure de la CE offre également des possibilités de dialogue et d’action. En effet, environ 20 % des nouveaux financements rendus disponibles dans le cadre du budget de l’UE (y compris les programmes de coopération extérieure) devront contribuer à la transition vers une société sobre en carbone et résiliente au changement climatique.

Dans ses interventions régionales, l’AMCC+ met généralement l’accent sur le développement des capacités, la recherche appliquée, l’assistance technique, ainsi que la promotion de l’échange d’expérience entre les pays.

Une organisation régionale peut contribuer à un programme financé par l’AMCC+ de deux façons : en assumant un rôle actif dans la préparation et la mise en œuvre du programme, et en cofinançant certaines activités du programme.

À ce jour, les organisations régionales impliquées dans la mise en œuvre de programmes de l’AMCC et de l’AMCC+ comprennent :

Les organisations régionales impliquées dans des activités liées à l'adaptation et l'atténuation du changement climatique dans les régions visées par l'AMCC+ (Afrique, Asie, Caraïbes et Pacifique) et qui souhaitent appuyer la mise en œuvre d'un programme régional financé par l'AMCC+ sont invitées à contacter leur délégation de l'UE de référence pour lui faire part de leur intérêt. La délégation de l'UE, en collaboration avec le siège de la CE, examinera alors la possibilité de réserver des fonds à l'initiative en question, sur la base d'une complémentarité avec les initiatives en cours dans la région concernée et en fonction de la disponibilité des financements.

Au cours de la préparation et de la mise en œuvre d’une intervention de l’AMCC+, la délégation de l’UE informe, consulte et implique les représentants locaux des organisations internationales, dans le contexte de la coordination des donateurs au niveau du pays.

Cette coordination peut déboucher sur des synergies et des complémentarités entre les interventions, notamment sous les formes suivantes : cofinancement de certaines activités, programmation conjointe ou encore conclusion d’un accord de contribution, aux termes duquel une organisation internationale assure la mise en œuvre partielle ou complète d’un programme financé par l’AMCC+.

À ce jour, les organisations internationales impliquées dans la mise en œuvre de programmes de l’AMCC et de l’AMCC+ comprennent :

Plusieurs programmes de l’AMCC+ financent des organisations de la société civile telles que des ONG, des organisations communautaires ou des organisations du secteur privé. Dans ce cas, ces organisations sont invitées à soumettre des propositions de projet. Ces propositions sont examinées en fonction de critères d’éligibilité, puis évaluées sur la base de critères qualitatifs prédéfinis.

Selon les objectifs et les activités prévues du programme, la société civile peut aussi s’impliquer dans l’AMCC+ en participant à des processus consultatifs (par ex. sur des aspects politiques ou sur les options pour la mise en place d’une stratégie nationale de REDD), à des activités de renforcement des capacités (par ex. en matière de gestion durable des forêts ou de pratiques agricoles compatibles avec le changement climatique) ou à la mise en œuvre d’activités visant à augmenter la sensibilisation du public aux problèmes liés au changement climatique et aux réponses à y apporter.

Les organisations de la société civile peuvent consulter la section consacrée à l’appui technique et financier pour vérifier s’il y a une intervention financée par l’AMCC+ dans leur pays. Si tel est le cas, les organisations de la société civile qui souhaitent s’impliquer sont invitées à contacter l’organisation chargée de la mise en œuvre du programme.

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