Local Climate Adaptive Living Facility (LoCAL)

Local Climate Adaptive Living Facility (LoCAL)

Duration
to
Status
Active programmes
Région
Afrique
Pays
Afrique
Bénin
Ghana
Mali
Mozambique
Niger
Asie
Bangladesh
Bhoutan
Cambodge
Népal
Océanie
Salomon
Total budget
-
Sector(s)
GCCA priority area(s)
Effets du changement climatique sur la région

La résilience et l’adaptation au changement climatique constituent un défi majeur pour les pays les moins avancés (PMA), car le changement climatique menace de ralentir leur croissance et d’entraver leurs efforts de réduction de la pauvreté.

L’un des moyens de faire face rapidement au changement climatique et de construire des communautés et des économies résilientes au climat consiste à accroître la mobilisation du niveau local. En effet, c’est ce niveau qui est généralement responsable des investissements de petite et moyenne échelle nécessaires à l’adaptation, et les pouvoirs publics locaux sont les mieux placés pour identifier les réponses d’adaptation les plus adéquates aux besoins locaux et sont en adéquation avec le contexte local. Pourtant, dans la plupart des cas, les autorités locales des PMA ne sont pas en mesure de contribuer avec efficacité à l’adaptation au changement climatique et au développement de la résilience au climat, car elles ne bénéficient pas pour ce faire d’allocations budgétaires provenant du niveau national et sont dès lors dans l’incapacité de supporter les charges supplémentaires liées à l’adaptation sur base de leurs propres ressources. Au mieux, elles peuvent seulement espérer accéder aux financements liés au climat par le biais de programmes nationaux basés sur des dispositifs financiers spécifiques, plutôt que par des mécanismes alignés sur leurs propres processus décisionnels et cycles de gestion des dépenses publiques.

GCCA's action programme
Geographical scope
Country groups
Specific objectives

Améliorer l’accès par les pouvoirs publics locaux aux financements liés au climat en vue de mettre en œuvre des activités d’adaptation au changement climatique dans les pays visés.

Le programme atteindra ces objectifs en accordant des subventions axées sur la performance pour la réalisation d’investissements dans la résilience au climat, ainsi qu’un appui technique et un accompagnement pour le renforcement des capacités à des pouvoirs publics locaux des PMA participants. Dans les pays sélectionnés, il ciblera principalement les pouvoirs publics locaux en milieu rural qui agissent au niveau le plus bas (ou à l’échelon juste au-dessus) dans la structure administrative de l’État, ainsi que dans les petites villes de moins de 600 000 habitants.

Key achievements

Après le travail initial de la section locale au Cambodge et au Bhoutan, le projet LoCAL a commencé à déployer le programme avec des autorités locales en Afrique, en Asie et au Pacifique.

LoCAL au Cambodge a été lancé grâce à une subvention du Cambodge Climate Change Alliance (financé par l’AMCC) en 2012. La Phase I a été achevée en 2013 et le pays permis à huit collectivités locales supplémentaires d’en bénéficier (avec le soutien de l'Agence suédoise de développement international). Au Cambodge, l'approche LoCAL est incluse dans le Plan du Programme national de mise en œuvre de 3 ans pour le développement local.

Les Phases I et II des programmes locaux ont été adoptées (protocole d'accord signé) dans 10 pays - Bangladesh, Bénin, Bhoutan, Cambodge, Ghana, République démocratique populaire lao, le Mali, le Mozambique, le Népal et le Niger. Des subventions totalisant 3,47 millions de dollars ont été délivrées à ces pays.

Des phases préliminaires ont été engagées dans un 11e pays - Tuvalu - le premier pays participant à LoCAL dans le Pacifique. Le transfert de sa subvention sera traité au cours du premier semestre 2016.

Cinquante-sept gouvernements locaux - représentant 4,5 millions de personnes - sont engagés dans le programme.

En 2014 et 2015, 204 investissements résilient au climat ont été sélectionnés et / ou mis en œuvre au Bangladesh, Bénin, Bhoutan, Cambodge, Ghana, République démocratique populaire lao, le Mali, le Mozambique, le Népal et le Niger.

Plus d'une douzaine d’initiatives de haut niveau de sensibilisation et de plaidoyer ont été menées dans le monde en 2014 et 2015. La visibilité acquise sur ces sites a été importante pour la promotion du rôle des gouvernements sous-nationaux dans la résilience aux effets du changement climatique.

Le Cambodge a désigné le Secrétariat du Comité national pour le développement démocratique en tant que première agence nationale d'exécution pour accéder aux ressources du Fonds vert pour le climat afin d'intensifier LoCAL dans le pays.

Main activities per result

L’adaptation au changement climatique est intégrée dans les systèmes gouvernementaux de planification et de budgétisation (en particulier au niveau local).

Comme point de départ, des «menus d’investissements» pertinents pour une intervention par les pouvoirs publics locaux sont définis ; ils serviront à identifier les domaines d’action rentrant dans le cadre de leurs compétences et susceptibles de favoriser la résilience au climat, et par rapport auxquels cette résilience peut être mesurée. Dans un deuxième temps, le montant approprié des subventions est déterminé (pour s’assurer qu’elles soient suffisamment importantes pour avoir un impact, mais qu’elles restent gérables au niveau local, soient viables du point de vue budgétaire et permettent des investissements évolutifs). Enfin, les mécanismes de gestion des flux financiers et du programme dans son ensemble seront conçus pour s’assurer que les subventions soient acheminées par le biais de systèmes déjà en place (plutôt que de structures parallèles ou ad hoc) et évaluées sur la base de leurs réalisations et résultats.

Les subventions sont ensuite décaissées pour appuyer la mise en œuvre des investissements soutenus par le programme LoCAL dans le contexte des cycles annuels de planification et de budgétisation des pouvoirs locaux. Leur performance sera évaluée en termes de contribution apportée par ces ressources supplémentaires au développement de la résilience et à la promotion de l’adaptation au changement climatique.

Des activités de renforcement des capacités seront entreprises à toutes les étapes selon les besoins identifiés ; elles viseront le niveau de l’élaboration des politiques ainsi que les niveaux institutionnel et individuel.

Le rôle des pouvoirs locaux dans l’adaptation au changement climatique fait l’objet d’une sensibilisation accrue.

L’impact du portefeuille de projets du programme LoCAL fait l’objet d’un suivi et d’une évaluation en vue de déterminer dans quelle mesure et comment ils permettent d’aboutir à des améliorations vérifiables et concrètes en matière de résilience au changement climatique. Sur cette base, les enseignements et impacts les plus significatifs du programme seront consolidés et présentés sous forme de rapports. Pour soutenir ce travail, une base de données des actions faisant l’objet d’un appui par le programme a été développée.

Une assistance technique et des ressources faisant le point des connaissances seront mises à la disposition des pays participants et d’un public plus large afin d’expliquer et d’illustrer le rôle des pouvoirs publics locaux dans l’appui à des actions d’adaptation efficaces et efficientes. Les enseignements tirés, les approches efficaces en matière d’adaptation au niveau local et les bonnes pratiques émergeant de l’expérience du programme feront l’objet d’une compilation et d’une dissémination.

Des montants plus élevés sont mis à la disposition des budgets des pouvoirs publics locaux pour financer l’adaptation au changement climatique.

Les donateurs, les gouvernements nationaux et les pouvoirs publics locaux font l’objet d’un engagement continu en vue de la mobilisation de ressources. Les partenaires nationaux reçoivent un appui pour l’identification de sources potentielles de financements liés au climat (y compris celles émanant d’une meilleure distribution des ressources budgétaires nationales). Un travail est aussi entrepris auprès des donateurs pour qu’ils augmentent l’allocation de financements liés au climat mis à la disposition et effectivement accessibles par les pouvoirs publics locaux.

Pour de plus amples informations, nous vous invitons à visiter la page du programme LoCAL sur le site internet du FENU.

Challenges and leçons apprises (selection)
  • Les subventions axées sur la performance offrent aux pouvoirs publics locaux des possibilités supplémentaires de faire face aux défis du développement au moyen de leurs propres systèmes de planification et de budgétisation.

  • Les mesures d'adaptation financées par ce type de subventions sont plus durables que ceux qui sont réalisés sur la base de systèmes parallèles, car le degré d’appropriation par les autorités locales est supérieur et, dès lors, le financement des coûts de fonctionnement et d’entretien est considéré comme plus prioritaire.

  • L’approche des subventions axées sur la performance pour la réalisation d’investissements dans la résilience au climat favorise l’intégration de l’adaptation au changement climatique dans les plans locaux de développement. Il apparaît aussi qu’elle renforce la capacité des pouvoirs publics locaux à identifier, prioriser et cofinancer les investissements dans l’adaptation au changement climatique.

  • Au niveau national, il est important d’intégrer l’approche des subventions axées sur la performance dans les politiques et la législation relatives à la décentralisation et au transfert de ressources vers les pouvoirs publics locaux – et aussi de disposer de critères transparents et clairs pour la sélection des pouvoirs publics locaux invités à participer à de tels programmes de subvention.

Way forward (selected)

Consolider et élargir le portefeuille.

  • À la suite de l'atelier des Leçons tirées de LoCAL tenue en 2015, LoCAL consolidera et continuera à déployer son initiative aux gouvernements locaux dans les 11 pays participants.

  • En 2016, le Bangladesh, le Bénin et le Mozambique vont commencer l'extension à la phase II, tandis que le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Niger et Tuvalu continueront la mise en œuvre de la phase I. Le Bhoutan, le Cambodge et le Népal vont commencer à se préparer à la phase III pour plus de 100 gouvernements locaux, à partir de 2017.

Renforcer les partenariats

  • Sur la base des expériences du Bangladesh, du Bhoutan, du Mali et du Népal, en 2016 LoCAL et le PNUD-PNUE/Initiative Pauvreté-Environnement iront conjointement élaborer et offrir des ateliers de renforcement des capacités dans certains des pays où les deux programmes fonctionnent. Dans le cadre du partenariat avec l'Institut de l'environnement de Corée et le World Resources Institute, LoCAL est en train de renforcer sa base scientifique sur le changement climatique et et cadre de suivi pour les pays participants locaux.

  • Pour soutenir le déploiement de l'initiative locale dans la région du Pacifique, LoCAL renforcera le partenariat avec les institutions régionales telles Commonwealth Local Government Forum, Pacific Risk Resilience Progamme (PRRP) et le PROE.

  • En 2016, LoCAL continuera à travailler en étroite collaboration avec le groupe des PMA de la CCNUCC pour aider les PMA à mettre en œuvre l'Accord de Paris, en particulier pour renforcer les capacités et le plaidoyer sur le rôle de gouvernements sous-nationaux sur la résilience.

Création d'un mécanisme-pays standard.
  • LoCAL continuera à travailler avec ses partenaires pour élaborer un mécanisme reconnu internationalement pour canaliser le financement de l'adaptation au climat et accroître la résilience au niveau local. Ce mécanisme devrait permettre aux gouvernements locaux dans les PMA d'accéder à des financements climatiques tels que le Fonds vert pour le climat.