Programme d’assistance liée au climat des Îles Salomon

Programme d’assistance liée au climat des Îles Salomon

Duration
to
Status
Active programmes
Région
Pacifique
Pays
Salomon
Pays impliqués
1
Total budget
2,80 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)
Video
Effets du changement climatique sur la région

«Nous sommes de plus en plus préoccupés, étant en première ligne pour observer les conséquences du changement climatique. Celui-ci cause la lente érosion de l’atoll d’Otong Java, dont l’altitude est très basse. Dans certains villages, la mer gagne peu à peu du terrain, jusqu'à arriver sur le pas de la porte des habitants.»   
Casper Supa, chargé de projet, Pacific Adaptation to Climate Change (PACC)

Les zones côtières des Îles Salomon sont particulièrement vulnérables aux effets des cyclones et de l'intrusion d'eau salée. Les cyclones peuvent nuire à l'agriculture par le biais des vents violents et des inondations. L'érosion côtière et l'intensité accrue des marées de tempête pourraient affecter la productivité agricole dans toutes les zones de faible altitude du pays. Sur les atolls les plus petits et les plus éloignés, la pénurie d’eau durant les sécheresses liées au phénomène El Niño pourrait devenir de plus en plus fréquentes. Le changement climatique peut aussi être à l’origine d’une dégradation des mangroves, du blanchissement des coraux et d'une incidence accrue des carences nutritionnelles dues à la baisse des rendements agricoles ainsi qu’aux maladies diarrhéiques et à transmission vectorielle.

GCCA's action programme
Geographical scope
Initial GCCA/GCCA+ contribution
2,800,000.00 €
Specific objectives

Appuyer la capacité du gouvernement des Îles Salomon à améliorer ses politiques ainsi qu'à coordonner et mettre en œuvre sa stratégie nationale de lutte contre le changement climatique, dans le droit fil de son Programme d'action national pour l'adaptation (PANA) et de son Plan national de gestion des risques de catastrophe (NDRMP).

Key achievements
  • Le changement climatique a été intégré dans la Stratégie nationale de développement, le Plan national des transports et les budgets 2011 et 2012.
  • La Politique nationale de lutte contre le changement climatique a été lancée en milieu d'année 2012.
  • Le groupe de travail sur le changement climatique qui a été mis en place sous la tutelle du ministère de l’Environnement afin de constituer un forum pour le dialogue politique et une instance de coordination des donateurs dans le secteur s’est réuni très récemment, en septembre 2013.
  • Le personnel du ministère de l’Environnement et d’autres ministères sectoriels ont lancé des formations concernant les inventaires des gaz à effet de serre, un modèle d’effets du changement climatique («SImClim»), une cartographie participative, la responsabilisation communautaire envers la planification et la promotion des mesures d’adaptation au changement climatique, ainsi qu’un «atelier sur l’engagement communautaire des futurs dirigeants au niveau du climat» («PadClim») et une formation sur la gestion des risques de catastrophe.
  • Une étude sur la réinstallation de communautés dans le contexte du changement climatique est en cours, et une étude initiale de la vulnérabilité au changement climatique reposant sur un SIG a été finalisée. 
Main activities per result

Les priorités en matière de changement climatique et de réduction des risques de catastrophe font l’objet d’une intégration effective dans les politiques nationales de développement et dans les principales stratégies sectorielles.

Plus spécifiquement:

  • À partir de 2011, un budget est alloué aux principales institutions chargées de la mise en œuvre des activités en matière de changement climatique et de réduction des risques de catastrophe, notamment les activités au bénéfice des personnes résidant dans les atolls de faible altitude, les îles artificielles et les autres zones côtières peu élevées.
  • Les capacités institutionnelles au sein du ministère de l'Environnement et du bureau national de Gestion des catastrophes se voient renforcées.
  • Une stratégie nationale de lutte contre le changement climatique compatible avec le NDRMP et le PANA est élaborée.

Le suivi du programme est centré sur les «déclencheurs» de décaissement de la tranche variable de l'appui budgétaire :

  • Pour la première tranche : (i) Le changement climatique doit être intégré dans la Stratégie nationale de développement approuvée et dans le Plan national des transports (y compris la relocalisation des infrastructures touchées par le changement climatique). (ii) Le budget de développement doit allouer au moins 10 millions de SBD à la mise en œuvre de la première priorité du PANA («Gérer les effets du changement climatique et de l'élévation du niveau de la mer sur l'agriculture et la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau et l'assainissement, les établissements humains, la santé humaine, l'éducation, la sensibilisation et l'information, et accroître la résilience»), y compris en ce qui concerne la relocalisation.
  • Pour la deuxième tranche : (i) Le budget de développement doit allouer au moins 10 millions de SBD à la mise en œuvre de la première priorité du NAPA, y compris la relocalisation. (ii) Pendant l'année 2011, au moins 5 jours de formation sur le changement climatique et/ou la réduction des risques de catastrophe sont suivis par le personnel technique du Ministère de l'environnement, du Bureau national de gestion des catastrophes, du ministère de la Planification du développement et de la Coordination de l'aide, ainsi que du ministère du Territoire. (iii) La stratégie nationale de lutte contre le changement climatique des Îles Salomon est approuvée par le Conseil national de gestion des catastrophes et soumise au Cabinet; elle comprend une série d'éléments liés à l'identification des communautés à haut risque, à l'estimation des coûts des mesures d'adaptation au changement climatique (y compris la relocalisation), et des lignes directrices pour les projets de réinstallation de communautés.
Challenges and leçons apprises (selection)
  • Les capacités du ministère de l'Environnement, en particulier de la division « changement climatique », restent excessivement sollicitées et il faut plus de temps que prévu pour pallier cette contrainte de limitation des capacités (étant donné le gel des recrutements de fonctionnaires). Depuis la nomination d’un nouveau secrétaire permanent au ministère de l’Environnement (en juillet 2013), le leadership et la dynamique des activités en matière de changement climatique se sont améliorés au sein du ministère.
  • Il s’est avéré difficile pour le ministère de l’Environnement d’accéder en temps utile aux fonds de l’appui budgétaire général, ce qui a causé des retards dans les activités programmées.
  • Le grand nombre d'acteurs (ministères, donateurs et ONG) et la définition large du «secteur» du changement climatique (incluant l’adaptation, l’atténuation, la gestion des catastrophes et l’environnement) constituent un défi pour la mise en place d'une coordination efficace.
  • L'appropriation et le leadership dans le chef du gouvernement, l'engagement politique et l'élaboration d'une matrice d'actions relative aux priorités de réforme, permettant d'évaluer les progrès et de structurer le dialogue politique, constituent des facteurs de réussite importants.
Way forward (selected)

Divers éléments du programme doivent être finalisés, notamment une évaluation de la vulnérabilité qui identifie et classe les communautés à haut risque (en fonction de critères de risque spécifiques); une estimation réaliste du coût des mesures d'adaptation au changement climatique, y compris la relocalisation et des lignes directrices pour les projets de réinstallation de communautés, y compris des normes de sauvegarde visant à minimiser les risques de conflits.