Appui de l'AMCC à la Gambie pour la gestion intégrée des zones côtières et l'intégration du changement climatique

Duration
2012-01-02 to 2015-01-02
Status
Completed programmes
Région
Afrique
Pays
Gambie
Total budget
3,86 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)
Video
Countries
En Gambie, les zones côtières les plus proches du niveau de la mer sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, notamment à la hausse du niveau de la mer, à l'augmentation de l’intrusion d'eau salée et aux inondations causées par les pluies torrentielles. Les zones côtières sont particulièrement vulnérables en raison de la concentration d’infrastructures socioéconomiques et culturelles dans ces zones. L'érosion côtière constatée sur certains segments du littoral atlantique est un problème préoccupant qui va s'aggraver avec la hausse du niveau de la mer. Dans certaines régions, la plage recule à raison d'un à deux mètres par an, menaçant les infrastructures touristiques et les moyens de subsistance qui y sont associés. Une hausse d'un mètre du niveau de la mer aurait pour effet d’inonder quelque 92 km² de terres du littoral gambien, et la ville de Banjul tout entière (la capitale), s’en trouverait alors menacée. Dans l'arrière-pays, la salinisation des sols résultant de la hausse du niveau de la mer et des intrusions d'eau salée a des impacts négatifs sur l'agriculture.
GCCA's action programme
Geographical scope
Country groups
Initial GCCA/GCCA+ contribution
3,860,000.00 €

Overall objective

Contribuer à renforcer les capacités du gouvernement et de la population de la Gambie à s'adapter à la variabilité croissante et à l’évolution du climat.




Objectifs spécifiques
  • Renforcer les capacités nationales de planification et de gestion des conséquences liées aux impacts du changement climatique dans les zones côtières.
  • Contribuer à l'intégration du changement climatique dans la planification du développement.



Produits

Mise en place d’un processus de GIZC participatif et autonome

Afin de renforcer les capacités nationales de planification et de gestion des conséquences liées aux impacts du changement climatique dans les zones côtières, l'AMCC soutient la mise en place d'un processus participatif et autonome de Gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Les activités prévues comprennent la création d’un groupe de travail technique d'acteurs côtiers clés et la définition de ses modalités de travail, mais également le développement d'une vision et d'objectifs consensuels pour la gestion côtière, basés sur une évaluation de la vulnérabilité du littoral et sur une analyse coûts-bénéfices. Ils comprennent entre autre l’élaboration de propositions pour l'harmonisation des politiques sectorielles par rapport à la GIZC et par rapport aux questions liées au changement climatique, mais aussi par rapport à l’identification d'options spécifiques pour la gestion des activités dans les zones côtières, dont certaines (comme la révision du plan d’aménagement du territoire) pourraient être mises en Å“uvre dans le cadre du programme.

Identification de mesures prioritaires d'adaptation du littoral

Une étude de faisabilité concernant des mesures concrètes de protection des côtes sera réalisée. Celle-ci évaluera les besoins et les options disponibles pour l'entièreté du littoral atlantique, en portant une attention particulière sur les zones à risques. Cette étude, menée dans le cadre du processus de GIZC, établira le cadre dans lequel seront définies toutes les mesures importantes de protection du littoral. Il permettra d'en évaluer les coûts à long terme. En outre, des alternatives durables à l'extraction de sable sur les côtes pour les besoins de l'industrie de la construction seront identifiées.

Renforcement des capacités locales d'adaptation au changement climatique

Des projets pilotes et de recherche seront soutenus dans les domaines suivants: (a) l’augmentation de la résilience des écosystèmes et des moyens de subsistance au changement climatique et/ou la réhabilitation d’écosystèmes côtiers; et b) le développement de procédés durables offrant une alternative à l'extraction de sable pour l'industrie de la construction. Ces interventions encourageront le renforcement des organisations communautaires et des comités de développement villageois, ainsi que l'implication d'acteurs privés.

Renforcement du socle des connaissances disponibles pour l'intégration du changement climatique dans les secteurs clés et élaboration d’une politique nationale en matière de changement climatique

Les activités prévues portent notamment sur: la création d'un groupe de travail chargé d'appuyer le renforcement des capacités en matière de changement climatique ainsi que la création d’une liste de questions à examiner et d’études visant à générer des données probantes. Une attention particulière sera également portée à l'analyse des besoins sectoriels et des stratégies de mobilisation de ressources, à la définition de principes directeurs et d'une feuille de route en vue de l'élaboration d'un document de politique globale, ainsi qu’à la définition d'une politique nationale en matière de changement climatique et à l’appui à sa validation.

Rationalisation des dispositifs institutionnels et des mécanismes de coordination en matière de changement climatique

Une analyse institutionnelle menant à la rédaction de recommandations relatives au dispositif institutionnel sera réalisée et des mécanismes de coordination interinstitutionnelle liés au changement climatique seront mis en place.

Renforcement des capacités des décideurs à apporter des réponses d'adaptation au changement climatique

Il est prévu de mener des activités de sensibilisation et de formation sur les liens entre le changement climatique et le développement, mais aussi sur des thèmes techniques choisis. Ces activités sont destinées aux décideurs politiques et aux planificateurs des ministères et agences clés, aux membres de l'Assemblée nationale et aux représentants de la société civile.




Activités
• Des groupes de travail thématiques ont été constitués et se sont attelés à l’intégration du changement climatique dans la politique nationale. • Un événement de communication concernant le lancement du projet au niveau national a été organisé en mai 2014. • Plusieurs formations ont été délivrées : o Un cours de recyclage sur la gestion intégrée des zones côtières et l’adaptation au changement climatique o L’évaluation de la vulnérabilité des zones côtières o La surveillance côtière et la gestion de l'information o Formation professionnelle de l'Agence NEA et des partenaires avec des démonstrations pratiques des techniques de surveillance de l'environnement et de la conception des programmes de surveillance de l'environnement sur la base du «Manuel des Protocoles pour biophysiques Monitoring Surveys» conçus par le projet o Consolidation de l'Agence NEA et les principaux partenaires sur la politique, cadre juridique et institutionnel pour la mise en Å“uvre de la GIZC, l'aménagement du territoire et des mécanismes de contrôle / développement de la gestion, la gestion de collecte de données / partage et de l'information, et l'atténuation de l'impact sur l'environnement et la planification de l'adaptation. (Janvier 2016) o Formation avancée donnée aux décideurs sur l’intégration des changements climatiques • La conception d'un système de gestion de l'information (SGI) pour soutenir la GIZC a été achevée en mars 2014. Le matériel et les logiciels ont été acquis et les enquêtes de surveillance océanographiques et biophysiques sont en cours. Ces enquêtes fourniront les ensembles de données géoréférencées. Les formations pratiques pour le personnel de l’Agence nationale de l’environnement (sept techniciens), sur le suivi biophysique et l’élaboration d'un manuel de référence des protocoles, ont été achevées en novembre 2014. • Dans un premier appel à propositions, six propositions de subventions d'organisations non-gouvernementales ont été approuvées pour être mises en Å“uvre. Ces projets portent sur le renforcement de la sensibilisation au changement climatique et la résilience des communautés côtières. • Les Plans de gestion intégrée en zone côtière (GIZC) ont été préparés en Janvier 2016. • La validation nationale de la politique sur le changement climatique a été réalisée également en Janvier 2016. • Un deuxième appel à propositions a été lancé en 2015, avec le lancement de 6 projets supplémentaires.