Appui de l'AMCC à la Gambie pour la gestion intégrée des zones côtières et l'intégration du changement climatique

Appui de l'AMCC à la Gambie pour la gestion intégrée des zones côtières et l'intégration du changement climatique

Duration
to
Status
Completed programmes
Région
Afrique
Pays
Gambie
Pays impliqués
1
Total budget
3,86 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)
Video
Effets du changement climatique sur la région

En Gambie, les zones côtières de faible élévation sont particulièrement vulnérables aux effets du changement climatique, notamment la hausse du niveau de la mer, l'augmentation des intrusions d'eau salée et les inondations dues aux pluies torrentielles. Les zones côtières sont particulièrement vulnérables en raison de la concentration d’infrastructures socioéconomiques et culturelles.

L'érosion côtière constatée sur certains segments du littoral atlantique est un problème préoccupant qui va s'aggraver avec la hausse du niveau de la mer. Dans certains régions, la plage recule à raison d'un à deux mètres par an, menaçant les infrastructures touristiques et les moyens de subsistance qui y sont associés. Une hausse d'un mètre du niveau de la mer aurait pour effet d’inonder quelque 92 km² de terres du littoral gambien, et toute la ville de Banjul, la capitale, se trouverait menacée. Dans l'arrière-pays, la salinisation des sols résultant de la hausse du niveau de la mer et des intrusions d'eau salée produit des impacts négatifs sur l'agriculture.

« Le gouvernement de la Gambie tiendra son engagement d’établir et de poursuivre les programmes et projets nationaux qui s’imposeront pour aider le pays à relever le défi du changement climatique. »
Dr
Isatou Njie-Saidy, Vice-Présidente de la Gambie et Secrétaire d’État aux affaires féminines, dans une allocution à l’occasion du Forum sur le changement climatique de la Gambie, en 2008 

GCCA's action programme
Geographical scope
Country groups
Initial GCCA/GCCA+ contribution
3,860,000.00 €
Specific objectives

Renforcer les capacités nationales de planification et de réponse aux impacts du changement climatique dans les zones côtières.

Contribuer à l'intégration du changement climatique dans la planification du développement.

Key achievements
  • Des groupes de travail thématiques ont été constitués et se sont attelés à l’intégration du changement climatique dans la politique nationale.
  • Un événement de communication concernant le lancement du projet au niveau national a été organisé en Mai 2014.
  • Plusieurs formations ont été délivrées :
    • Un cours de recyclage sur la gestion intégrée des zones côtières et l’adaptation au changement climatique
    • L’évaluation de la vulnérabilité des zones côtières
    • La surveillance côtière et la gestion de l'information
    • Formation professionnelle de l'Agence NEA et des partenaires avec des démonstrations pratiques des techniques de surveillance de l'environnement et de la conception des programmes de surveillance de l'environnement sur la base du «Manuel des Protocoles pour biophysiques Monitoring Surveys» conçus par le projet (Septembre 2015)
    • Consolidation de l'Agence NEA et les principaux partenaires sur la politique, cadre juridique et institutionnel pour la mise en œuvre de la GIZC, l'aménagement du territoire et des mécanismes de contrôle / développement de la gestion, la gestion de collecte de données / partage et de l'information, et l'atténuation de l'impact sur l'environnement et la planification de l'adaptation. (Janvier 2016)
    • Formation avancée donnée aux décideurs sur l’intégration des changements climatiques (Janvier 2016)
  • La conception d'un système de gestion de l'information (SGI) pour soutenir la GIZC a été achevée en mars 2014. Le matériel et les logiciels ont été acquis, et les enquêtes de surveillance océanographiques et biophysiques fourniront les ensembles de données géoréférencées sont en cours. Les formations pratiques pour le personnel de l’Agence nationale de l’environnement (sept techniciens), sur le suivi biophysique et l’élaboration d'un manuel de référence des protocoles, ont été achevées en novembre 2014.
  • Dans un premier appel à propositions, six propositions de subventions d'organisations non-gouvernementales ont été approuvées pour être mises en œuvre. Ces projets portent sur le renforcement de la sensibilisation au changement climatique et la résilience des communautés.
  • Les Plans de gestion intégrée en zone côtière (GIZC) ont été préparés en Janvier 2016.
  • La validation nationale de la politique sur le changement climatique a été réalisée également en Janvier 2016.
  • Un deuxième appel à propositions a été lancé en 2015, avec le lancement de 6 projets supplémentaires.
Main activities per result

Un processus de GIZC participatif et autonome est mis en place.

Afin de renforcer les capacités nationales de planification et de réponse aux impacts du changement climatique dans les zones côtières, l'AMCC soutient la mise en place d'un processus participatif et autonome de gestion intégrée des zones côtières (GIZC). Les activités prévues comprennent l’établissement d’un groupe de travail technique d'acteurs côtiers clés et la définition de ses modalités de travail ; le développement d'une vision et d'objectifs consensuels pour la gestion côtière, sur la base d'une évaluation de la vulnérabilité du littoral et d'une analyse coûts-avantages ; l’élaboration de propositions pour l'harmonisation des politiques sectorielles par rapport à la GIZC et aux questions liées au changement climatique; et l’identification d'options spécifiques pour la gestion des activités dans les zones côtières, dont certaines (comme la révision du plan d’aménagement du territoire) pourraient être mises en œuvre dans le cadre du programme.

Les mesures prioritaires d'adaptation du littoral sont identifiées.

Une étude de faisabilité concernant des mesures concrètes de protection des côtes sera réalisée ; elle examinera les besoins et options disponibles pour tout le littoral atlantique, avec un accent particulier sur les zones à risque. Cette étude, menée dans le cadre du processus de GIZC, établira le cadre dans lequel seront définies toutes les mesures importantes de protection du littoral, et doit permettre d'en évaluer les coûts à long terme. En outre, des alternatives durables à l'extraction de sable sur les côtes pour les besoins de l'industrie de la construction seront identifiées.

Les capacités locales d'adaptation au changement climatique se voient renforcées.

Des projets de démonstration et de recherche seront soutenus dans les domaines suivants: (a) l’augmentation de la résilience des écosystèmes et des moyens de subsistance au changement climatique et/ou la réhabilitation d’écosystèmes côtiers; et b) le développement de procédés durables offrant une alternative à l'extraction de sable pour l'industrie de la construction. Les interventions encourageront le renforcement des organisations communautaires et des comités de développement villageois, ainsi que l'implication d'acteurs privés.

Le socle des connaissances disponibles pour l'intégration du changement climatique dans les secteurs clés est renforcé, et une politique nationale en matière de changement climatique est élaborée.

Les activités prévues portent notamment sur la constitution d'un groupe de travail chargé d'appuyer le renforcement des capacités en matière de changement climatique, le cadrage des questions à examiner et des études visant à générer des données probantes, l'analyse des besoins sectoriels et des stratégies de mobilisation de ressources, la définition de principes directeurs et d'une feuille de route en vue de l'élaboration d'un document de politique global, ainsi que la définition d'une politique nationale en matière de changement climatique et l’appui à sa validation.

Les dispositifs institutionnels et mécanismes de coordination en matière de changement climatique sont rationalisés.

Une analyse institutionnelle menant à la rédaction de recommandations relatives au dispositif institutionnel sera réalisée, et des mécanismes de coordination interinstitutionnelle liés au changement climatique seront effectivement mis en place.

Les capacités des décideurs à apporter des réponses d'adaptation au changement climatique se voient renforcées.

Il est prévu de mener des activités de sensibilisation et de formation sur les liens entre le changement climatique et le développement et des thèmes techniques choisis. Ces activités sont destinées aux décideurs politiques et aux planificateurs des ministères et agences clés, aux membres de l'Assemblée nationale et aux représentants de la société civile.

Way forward (selected)
  • Rendre les groupes de travail autonomes
  • Une évaluation finale est prévue en 2016