Fonds de résilience au changement climatique du Bangladesh (BCCRF)

Duration
2013-01-12 to 2017-01-11
Status
Completed programmes
Région
Asie
Pays
Bangladesh
Total budget
12,25 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)

Le Bangladesh est l'un des pays les plus vulnérables au climat dans le monde et devrait le devenir encore davantage en raison du changement climatique. Le changement et la variabilité climatiques produisent déjà des effets sur la vie et les moyens de subsistance des populations des zones côtières et des régions arides ou semi-arides du Bangladesh. Les inondations, cyclones tropicaux, les ondes de tempête et les sécheresses y sont de plus en plus fréquents et s'intensifieront dans les prochaines années et décennies. Ces changements menacent les progrès importants que le Bangladesh a accomplis au cours des vingt dernières années en matière de hausse des revenus, de réduction de la pauvreté et d'autosuffisance dans la production de riz, la principale culture alimentaire du pays.

 

Countries

De plus, les effets du changement climatique rendront plus difficile l'atteinte par le Bangladesh des objectifs du Millénaire pour le développement. Il est crucial que le pays se prépare dès maintenant à s'adapter au changement climatique et à préserver le bien-être des populations futures.

GCCA's action programme
Geographical scope
Country groups
Initial GCCA/GCCA+ contribution
4,250,000.00 €

Overall objective

Protéger et améliorer la vie de 10 millions de personnes vulnérables au climat au Bangladesh d'ici 2017, par le biais de mesures d'adaptation au changement climatique, d'atténuation et de réduction des risques de catastrophe. 




Objectifs spécifiques

Soutenir le gouvernement du Bangladesh dans la mise en Å“uvre de la Stratégie et du Plan d'action du Bangladesh contre le changement climatique.




Activités
L'AMCC soutient la mise en Å“uvre de la Stratégie et du Plan d'action du Bangladesh contre le changement climatique au moyen d'une contribution au Fonds multi bailleurs de résilience au changement climatique du Bangladesh. Ce plan est mis en Å“uvre dans six domaines en particulier : la sécurité alimentaire, la protection sociale et la santé; la gestion globale des catastrophes; la construction d'infrastructures résilientes; l’accroissement du socle de connaissances; l’atténuation et le développement sobre en carbone; ainsi que le développement des capacités et le renforcement institutionnel. La situation s’améliore en matière de sécurité alimentaire, de protection sociale et de santé. Le Plan d'action contre le changement climatique prévoit des actions visant à accroître la résilience des groupes vulnérables, y compris les femmes et les enfants, en allant plus loin dans les mesures d'adaptation communautaire, en diversifiant les moyens de subsistance et en améliorant l'accès aux services de base et à la protection sociale. Il soutiendra aussi des activités telles que le développement et la mise en Å“uvre de systèmes de culture, de pêche et d'élevage résilients au changement climatique permettant d'assurer la sécurité alimentaire au niveau des ménages et du pays, la mise en Å“uvre de systèmes de surveillance des risques liés aux maladies existantes et émergentes, et enfin la mise en place d’actions pour garantir que les systèmes de santé soient prêts à répondre aux demandes futures. La réduction des risques de catastrophe fait l’objet d’une approche globale. Le Plan d'action soutient les activités conçues pour renforcer les capacités du gouvernement, de la société civile et des communautés à gérer les catastrophes naturelles et veiller à la mise en place de politiques, lois et réglementations appropriées. Les systèmes d'alerte précoce concernant les cyclones, marées de tempête et inondations du Bangladesh seront modernisés pour permettre des prévisions plus précises à court, moyen et long terme. Des abris résistants aux cyclones et aux inondations seront construits. Des infrastructures résilientes sont construites. Des programmes d'eau potable et d'assainissement résistants au changement climatique seront mis en place dans les zones les plus exposées aux effets du changement climatique, comme les zones côtières et les zones sujettes aux inondations ou aux sécheresses. Les infrastructures existantes seront réparées et réhabilitées, avec l’aide des communautés locales associées à leur fonctionnement et leur maintenance. De nouvelles infrastructures correspondant aux besoins les plus urgents, comme les digues côtières et fluviales ou les systèmes de gestion et d’évacuation de l'eau, seront planifiées, conçues et construites afin de répondre aux conditions changeantes qui résulteront probablement du changement climatique. Le socle des connaissances s’enrichit. Les scénarios de changement climatique spécifiques rencontrés au Bangladesh seront modélisés, de même que les impacts hydrologiques du changement climatique sur le système Gange-Brahmapoutre-Meghna; les nouveaux modèles guideront la conception des nouvelles infrastructures, telles que les digues de protection contre les inondations. Des recherches seront réalisées sur l'impact du changement climatique sur les écosystèmes et la biodiversité, sur la macroéconomie, les secteurs clés, la pauvreté, la vulnérabilité et la santé. Un Centre international pour l'adaptation, la recherche et la gestion des connaissances relatives au changement climatique sera créé afin que le Bangladesh ait accès aux informations, à l'expertise et aux technologies les plus récentes en provenance du monde entier. Les émissions de carbone sont atténuées et le développement est moins dépendant du carbone. Un plan stratégique et un portefeuille d'investissements en matière d'énergie sont en cours d'élaboration pour assurer la sécurité énergétique du pays, l'efficacité énergétique et la réduction des émissions de gaz à effet de serre; des technologies de pointe seront mises à disposition pour aider le Bangladesh à s'engager dans la voie d’un développement sobre en carbone. Les politiques énergétiques et technologiques seront également revues, et des mesures d'incitation seront offertes afin de promouvoir une production, une consommation, une distribution et une utilisation efficaces de l'énergie. Le programme de gestion forestière sociale sera étendu sur des terres appartenant au gouvernement et aux communautés à travers tout le pays. Il en sera de même pour le programme de boisement de la «ceinture verte» côtière, qui prévoit la plantation de mangroves le long du littoral. Les pratiques agricoles à faibles émissions seront encouragées, et des systèmes d'énergie renouvelable hors réseau seront déployés dans les établissements humains dispersés le long des côtes. Les capacités de développement et les institutions se renforcent. Des programmes d'adaptation communautaires seront établis ou renforcés dans chacune des zones sujettes aux catastrophes dans le pays. Les besoins futurs en infrastructures feront l'objet d'une planification stratégique prenant en compte les modèles probables d'urbanisation et de développement socioéconomique, ainsi que la modification des régimes hydrologiques que le changement climatique est susceptible d’entraîner. Le changement climatique sera intégré dans la planification du développement national, sectoriel et territorial, de façon à ce que les actions visant à combattre les impacts sur les groupes vulnérables et les femmes deviennent une priorité dans la planification. Les capacités des ministères et agences gouvernementales clés seront renforcées afin de promouvoir l'adaptation au changement climatique et de participer aux négociations internationales et régionales sur le changement climatique. Les capacités du gouvernement, de la société civile et du secteur privé à accéder aux financements carbone feront également l’objet d’un renforcement.

Achievements to date
Les structures de gouvernance du Fonds multi bailleurs de résilience au changement climatique du Bangladesh (BCCRF) ont été établies et sont fonctionnelles. Le secrétariat du BCCRF a été établi au sein du Ministère de l’environnement et des forêts. Un conseiller en gestion de projet et un spécialiste de la gestion financière ont été recrutés, et le poste de conseiller technique fait l’objet d’un examen. La construction de 61 abris résistants aux cyclones dans le cadre du Projet de construction d’abris anti-cycloniques à fonctions multiples (25 millions US$), a été mise en Å“uvre par le Département d’ingénierie des gouvernements locaux. Au total, 25 millions US$ ont été engagés. La construction de 11,5 km de routes dans le District de Barguna a également été finalisée. Un contrat de subside a été signé pour le Projet participatif de boisement et reboisement en vue d'accroître la résilience au changement climatique (33,8 millions US$), qui doit être exécuté par le Département des forêts. Ce projet doit aider à réduire la dégradation des forêts et augmenter la zone forestière par le biais d'un processus participatif de planification et de suivi, et contribuer à accroître la résilience au changement climatique des communautés ciblées dans les zones côtières et de collines. Le manuel d'exécution du projet est classé en trois volumes. Le premier volume fournit des lignes directrices générales, le Volume 2 concerne les pépinières et les plantations et le Volume 3 propose des directives techniques pour des cultures alternatives au bénéfice des collectivités forestières. En Octobre 2015 14.644 hectares ont été plantés. La survie des semis a été en moyenne de 90% et la santé et la croissance des plantations a été jugée satisfaisante . La Fondation Palli Karma-Sahayak (PKSF), un organisme de financement étatique, s’est vu confier la gestion du Programme communautaire de lutte contre le changement climatique (CCCP, 13 millions US$), qui va augmenter la résilience des communautés envers les effets du changement climatique. Suite au lancement d’appels à propositions, le processus de sélection a mené au financement de 41 propositions, pour un total de  12,98 millions US$. Parmi ces 41 sous-projets, 14 ciblent des zones de forte salinité, 18 se concentrent sur des zones inondables et 9 sur des zones sujettes à la sécheresse. Les activités contenues dans ces propositions sont disponibles sur le site internet du CCCP. Le projet "électrification rurale et développement des énergies renouvelables – phase II» vise l’irrigation agricole à partir de systèmes solaires et est également soutenu par le BCCRF. Des accords ont été signés à hauteur de 25 millions US$. Ce projet sera mis en Å“uvre par l'Infrastructure Development Company Ltd (IDCOL), une entreprise du secteur public mise en place pour combler le déficit de financement pour le développement d’infrastructures à moyenne et grande échelle dans le domaine des énergies renouvelables au Bangladesh. Un total d’environ 300 pompes solaires devrait être financé à travers le BCCRF, avec une prévision de 7 500 à 9 000 bénéficiaires. Le volet de recherche du programme a été lancé au cours du premier trimestre de 2012. Il porte initialement sur 3 sujets: l’impact du changement climatique sur les maladies à transmission vectorielle telles que la malaria et la dengue ; l’impact potentiel des options pour endiguer l’engorgement des sols dans les zones urbaines ; et l’évaluation des risques liés aux migrations induites par le climat au départ des zones vulnérables. Pour 2012-2017, un cadre de recherches a été élaboré afin d’assurer le suivi et d’évaluer quels objectifs du BCCRF ont été atteints. Ce document contient (1) une feuille de route de résultats, (2) le cadre de notification du BCCRF et (3) un guide d’évaluation des résultats.

Way forward
Le programme a pris fin en 2017. Le projet ECRRP (Emergency 2007 Cyclone Recovery and Restoration Project) a achevé la construction de 61 nouveaux abris polyvalents et la construction de 11,5 kilomètres de routes, et a ainsi atteint tous ses objectifs dans les limites du budget alloué. Le Rural Electrification and Renewable Energy Development Project II (RERED II), Solar Irrigation Project a installé 489 pompes couvrant 35 062 acres de terre et desservant 11 453 agriculteurs à fin de 2016, atteignant également ses objectifs. Dans le cadre du Projet de boisement et de reboisement participatif résilient aux changements climatiques (CRPARP), plus de 17 500 hectares de terres ont été restaurés ou reboisés, plus de 2 000 km de plantations en bandes et un soutien a été fourni à plus de 60 000 bénéficiaires directs du projet.  La mise en Å“uvre du projet et l'atteinte des objectifs de développement sont jugés hautement satisfaisants, et constituent une réalisation impressionnante pour une initiative novatrice en matière de changements climatiques. Les différents projets d'investissement financés par le Fonds ont généralement atteint ou dépassé leurs propres objectifs spécifiques et ces réalisations ainsi que les cinq activités du PAA ont contribué à la réalisation des objectifs du PASCB.  Toutefois, on avait espéré que le Fonds passerait d'un programme soutenu par la Banque mondiale à un Fonds de résilience appartenant au GoB et entièrement géré par ce dernier.  Un secrétariat a été créé par le ministère de l'Environnement et des Forêts (MoEF) et ce secrétariat devait proposer le renforcement des capacités d'une institution (au sein ou en dehors du gouvernement) qui serait par la suite responsable de l'administration du FCCBRF.