Programme d’assistance liée au climat des Îles Salomon

Duration
2011-03-01 to 2014-03-01
Status
Completed programmes
Région
Pacifique
Pays
Salomon
Total budget
2,80 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)
Video
Countries

Les zones côtières des îles Salomon sont particulièrement vulnérables aux effets des cyclones et des intrusions d'eau salée. Les cyclones peuvent endommager l'agriculture par des vents violents et des inondations. L'érosion côtière et l'intensité accrue des marées de tempête pourraient avoir des répercussions sur la productivité agricole dans les zones de basse altitude du pays. Les crises de l'eau pendant les sécheresses provoquées par El Niño pourraient devenir de plus en plus fréquentes sur des atolls plus petits et plus éloignés. La dégradation des mangroves, le blanchissement des coraux et l'augmentation de l'incidence des carences nutritionnelles dues à la baisse des rendements agricoles et aux maladies diarrhéiques et à transmission vectorielle sont d'autres problèmes liés au climat.

Au début du programme, en 2009, la croissance économique est tombée à 4,7 %, contre 7,1 % en 2008 et 6,4 % en 2007. La récession de 2009 a entraîné une réduction généralisée des dépenses. En outre, la croissance économique s'est arrêtée en 2014, en raison des conséquences des fortes précipitations qui ont provoqué des inondations en avril de cette année-là.

GCCA's action programme
Geographical scope
Initial GCCA/GCCA+ contribution
2,800,000.00 €

Overall objective

Contribuer à l'adaptation au changement climatique et à la réduction de la vulnérabilité des personnes et des communautés.




Objectifs spécifiques

Soutenir la capacité du gouvernement des Îles Salomon à améliorer les politiques, à coordonner et à mettre en Å“uvre sa stratégie nationale en matière de changement climatique conformément à son programme d'action national d'adaptation (PANA) et à son plan national de gestion des risques de catastrophe (NDMRP).
 




Produits

Les priorités en matière de changement climatique et de réduction des risques de catastrophes sont effectivement intégrées dans les politiques nationales de développement et dans les stratégies sectorielles clés.

À partir de 2011, un budget est alloué aux institutions clés qui mènent des activités liées au changement climatique et à la réduction des risques de catastrophes, notamment celles qui visent les populations vivant sur des atolls de faible altitude, des îles artificiellement construites et d'autres zones côtières de faible altitude.
Les capacités institutionnelles au sein du ministère de l'environnement et du Bureau national de gestion des catastrophes sont renforcées.
Une stratégie nationale sur le changement climatique, cohérente avec le PNDDR et le PANA, est mise en place


Le suivi se concentre sur les éléments déclencheurs du décaissement de la tranche variable de l'aide budgétaire.

Pour la première tranche : (i) Le changement climatique doit être intégré dans la stratégie nationale de développement et le plan national de transport approuvés (y compris la relocalisation des infrastructures touchées par le changement climatique). (ii) Le budget de développement doit allouer au moins 10 millions d'euros à la mise en Å“uvre de la première priorité du PANA (c'est-à-dire "Gérer les impacts du changement climatique et de l'élévation du niveau de la mer sur l'agriculture et la sécurité alimentaire, l'approvisionnement en eau et l'assainissement, les établissements humains, la santé humaine et l'éducation, la sensibilisation et l'information") - y compris la relocalisation.
Pour la deuxième tranche : (i) Le budget de développement doit allouer au moins 10 millions d'euros du SBD à la mise en Å“uvre de la première priorité du PANA (y compris la relocalisation). (ii) Au moins 5 jours de formation sur le changement climatique et/ou la réduction des risques de catastrophe sont dispensés au personnel technique du ministère de l'environnement, du Bureau national de gestion des catastrophes, du ministère de la planification du développement et de la coordination de l'aide et du ministère des terres en 2011. (iii) La stratégie nationale des Îles Salomon en matière de changement climatique est approuvée par le Conseil national des catastrophes et soumise au Cabinet ; elle comprend un certain nombre d'éléments liés à l'identification des communautés à haut risque, à l'évaluation du coût des mesures d'adaptation au changement climatique, y compris la réinstallation, et des lignes directrices pour les projets de réinstallation humaine.



Achievements to date
  • Le changement climatique a été intégré dans le budget du développement depuis le lancement de la SICAP en 2011.
  • La politique nationale sur le changement climatique a été lancée à la mi-2012. 
  • La création du Groupe de travail sur le changement climatique (CCWG), sous la direction du ministère de l'Environnement et du ministère du Développement, de la Planification et de la Coordination de l'aide, comme forum de dialogue politique et de coordination des donateurs dans le secteur. La première réunion officielle du CCWG a eu lieu le 30 janvier 2015. Les coprésidents sont les secrétaires permanents des deux ministères. Les réunions suivantes seront programmées chaque trimestre, le dernier mardi du premier mois.
  • Intégration du changement climatique dans la stratégie nationale de développement et le plan national de transport. Le 29 juin 2012, le ministère a lancé la politique nationale sur le changement climatique 2012-2017 (NCCP) après l'approbation du cabinet.
  • Le personnel du ministère de l'environnement et d'autres ministères a entrepris des formations sur : les inventaires de gaz à effet de serre, un modèle d'impact climatique (SimClim), la cartographie participative et l'autonomisation des communautés pour la planification de l'adaptation au changement climatique et la sensibilisation, "l'atelier d'engagement communautaire des futurs leaders climatiques", ("PadClim") une formation avancée, ainsi qu'une formation à la gestion des risques de catastrophes. À la suite de ces cours, le ministère de l'environnement a intensifié son travail sur le développement de sa base de données sur la vulnérabilité climatique.
  • Des lignes directrices pour la planification de la réinstallation humaine gérée devraient être rédigées, après une large consultation, y compris dans les provinces.


Challenges and lessons learned
  • Les capacités du ministère de l'environnement (en particulier de la division du changement climatique) sont toujours surchargées et il a fallu plus de temps que prévu (dans le contexte du gel du recrutement des fonctionnaires) pour remédier à ces contraintes. La nomination du nouveau secrétaire permanent au ministère de l'environnement (juillet 2013) a amélioré le leadership et la dynamique des activités liées au changement climatique au sein du ministère.
  • L'accès en temps utile aux fonds d'appui budgétaire général s'est avéré difficile pour le ministère de l'environnement, ce qui a entraîné des retards dans les activités prévues.
  • Le grand nombre d'acteurs (ministères, donateurs, ONG) et la définition large du secteur du "changement climatique" (englobant l'adaptation, l'atténuation, la gestion des catastrophes, l'environnement) posent des problèmes pour une coordination efficace.
  • L'appropriation et le leadership du gouvernement, l'engagement politique et une matrice de priorités de réforme orientée vers l'action pour évaluer les progrès et structurer le dialogue politique sont des facteurs de succès importants.
  • L'objectif de rédiger des lignes directrices appropriées pour la réinstallation humaine gérée qui a été inclus dans le SICAP était trop ambitieux. La réinstallation ou le déplacement des personnes est une question délicate. Il ne s'agit pas simplement de transférer des personnes d'un point A à un point B. Les aspects culturels, les infrastructures physiques (services d'éducation et de santé, soins aux personnes âgées, conseils en matière de traumatismes) et les préoccupations politiques sont des facteurs qui jouent un rôle et nécessitent la considération et la participation d'autorités plus larges. Il s'agit évidemment d'un long processus qui doit être mené de manière globale.