Projet AMCC+ pour les zones côtières et marines résilientes au climat en Gambie

Duration
2018-07-01 to 2023-07-01
Status
Active programmes
Pays
Gambie
Total budget
5,30 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)

 

Cette action "GCCA+ Climate Resilient Coastal and Marine Zone project for The Gambia" vise à consolider les résultats et les expériences positives du précédent projet GCCA "Support to The Gambia for integrated coastal zone management (ICZM) and the mainstreaming of climate change"' 2013-2016.

Les objectifs de cette action sont : 1) soutenir la mise en œuvre des recommandations énoncées dans les plans de gestion et stratégiques de GIZC (janvier 2016) et le plan de mise en œuvre de la politique nationale de lutte contre le changement climatique pour la Gambie (avril 2016) et 2) renforcer la gouvernance institutionnelle permettant la planification et la mise en œuvre de mesures améliorées de résistance au climat, d'adaptation et d'atténuation dans les zones côtières et marines de la Gambie.

Cette Action vise à bénéficier aux communautés côtières et à les aider à s'adapter aux impacts du changement climatique par le renforcement des institutions, la gestion des connaissances et la mise en Å“uvre démontrée de l'approche du Décret national de gestion intégrée des zones côtières (GIZC), aux niveaux national et local. Il tient compte des liens entre les dimensions sociales, économiques et environnementales du développement durable et est conforme au Plan et à la stratégie nationaux d'adaptation aux changements climatiques de la Gambie ainsi qu'aux contributions déterminées au niveau national (NDC). Cette action vise également à élargir le partenariat avec les acteurs non étatiques (ANE) et à intégrer davantage les questions relatives aux droits des femmes et à l'égalité des sexes dans les plans locaux d'adaptation au changement climatique. Le projet est conforme aux priorités clés de l'AMCC+ et est justifié par les critères suivants :

1. Risques naturels : Soutenir la mise en œuvre de la politique nationale gambienne de lutte contre le changement climatique (PNCC) en fournissant des informations scientifiques pour une capacité de planification solide sur la manière d'introduire des infrastructures résistantes au climat sur la côte pour faire face aux risques tels que les inondations, les tempêtes et la montée du niveau de la mer ;

2. Exposition : Introduire de nouveaux outils techniques et de planification de la gestion pour renforcer la résilience face aux impacts du changement climatique sur les ressources naturelles côtières, les moyens de subsistance et les actifs des communautés ;

3. Vulnérabilité : Déterminer (au moyen de nouveaux plans et interventions exécutoires) les facteurs socio-économiques et environnementaux qui influent sur la vulnérabilité climatique par le biais de rétroactions négatives sur les écosystèmes ;

4. Capacité : En améliorant la gouvernance de la GIZC, l'enseignement supérieur et l'engagement communautaire, renforcer la résilience de la Gambie au changement climatique.

Countries

La Gambie est un des pays les moins avancés (PMA) classé au 173e rang sur 188 pays, selon l'indice de développement humain 2016 du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Le pays est pauvre : il a une population d'environ 1,9 million d'habitants et un produit intérieur brut (PIB) par habitant d'environ 400 euros. Déjà en 2010, l'enquête nationale intégrée sur les ménages (EIS) de la Gambie a confirmé que la moitié de la population vivait en dessous du seuil de pauvreté, et le PIB par habitant n'a cessé de baisser depuis. Traditionnellement, l'économie gambienne repose sur l'agriculture de subsistance, les revenus supplémentaires des ménages provenant des cultures de rente et des excédents des années productives. Toutefois, l'économie nationale est en pleine transformation, les zones côtières urbaines ayant pris de l'ampleur et de l'importance économique. L'exode rural, qui s'accélère en raison de la pauvreté rurale exacerbée par les changements climatiques, entre autres facteurs, met rapidement à rude épreuve les infrastructures et les ressources fragiles. Selon l'Indice mondial de l'adaptation de l'Université de Notre Dame (ND-GAIN), la Gambie est le 10e pays le plus vulnérable au changement climatique. La Gambie a obtenu une note de vulnérabilité de 0,4357 selon l'AMCC+, ce qui la classe parmi les 44 PMA les plus vulnérables. Compte tenu de cette vulnérabilité et du faible niveau de développement économique, le pays a un besoin urgent d'aide sous la forme d'investissements et d'innovations dans les mesures liées aux changements climatiques pour renforcer sa résilience et sa capacité d'adaptation.

Le gouvernement nouvellement élu a fait du " renforcement de la résilience au changement climatique dans les zones côtières " l'une des principales priorités du pays. La zone côtière de la Gambie, où vit aujourd'hui la majorité de la population, comprend 80 km de côtes ouvertes, de la pointe de Buniadu, sur la rive nord du fleuve Gambie, à Karenti Bolong sur la rive sud, alors qu'il existe également 200 km de côtes abritées le long des deux rives du fleuve Gambie.

GCCA's action programme
Geographical scope
Initial GCCA/GCCA+ contribution
5,300,000.00 €

Objectifs spécifiques
  1. Soutenir la mise en Å“uvre des recommandations identifiées dans les plans stratégiques et de gestion de la GIZC (janvier 2016) et le plan de mise en Å“uvre de la politique nationale sur le changement climatique (NCCP) pour la Gambie (avril 2016) ;

  2. Renforcer la gouvernance institutionnelle permettant la planification et la mise en Å“uvre de mesures de résilience climatique, d'adaptation et d'atténuation dans les zones côtières et marines.

     




Produits

Le résultat escompté de cette Action est une résilience climatique renforcée dans les zones côtières et marines de la Gambie, grâce à une approche durable de GIZC, qui protège les moyens de subsistance des communautés côtières vulnérables. Cet objectif de la DA sera atteint grâce à trois composantes interdépendantes :

  • Institutionnalisation de l'approche GIZC et adaptation au changement climatique (dans certains gouvernorats) ;
  • la gestion des connaissances par la collecte de données et la localisation de la modélisation du changement climatique ; et
  • Intégration des mesures d'adaptation au changement climatique dans la GIZC.



Activités
Produit 1 : Institutionnalisation de l'approche GIZC et adaptation au changement climatique (dans certains gouvernorats) Activités indicatives : 1.1 L'analyse des écarts d'adaptation au changement climatique (c'est-à-dire la cartographie de la vulnérabilité actuelle - et future si les données sont disponibles), qui comprend l'analyse des données, les tendances ainsi que les programmes passés et actuels) pour la GIZC est terminée ; 1.2 Arrangements institutionnels en place, y compris le Comité directeur national établi (et le nouveau secrétariat de la GIZC) sur la base du Comité ministériel d'examen existant (pour la GIZC) et du mécanisme de participation du public, ainsi que des règlements et actes juridiques connexes ; 1.3 La GIZC est devenue opérationnelle (renforcement des capacités, soutien à la planification, outils, méthodologie) et la sensibilisation aux questions liées au changement climatique s'est accrue (par exemple, formations pour renforcer les mécanismes de mise en Å“uvre) ; 1.4 Mise en place de plans de GIZC pour les gouvernorats pilotes/cibles. Produit 2 : Création et gestion des connaissances par la collecte et l'analyse de données et par la modélisation à plus petite échelle du climat en vue d'un développement résilient au climat Activités indicatives : 2.1 Identification des lacunes dans les connaissances, détermination des types de données nécessaires et des méthodes de collecte de données (p. ex. évaluations de la vulnérabilité des côtes, codes et normes élaborés pour les " solutions vertes ") Cette analyse des lacunes dans les connaissances a été entreprise dans le cadre du projet précédent de l'AMCC, mais pas de manière exhaustive, c'est-à-dire pas systématiquement pour chaque secteur économique, groupe vulnérable et tendances nouvelles (invasion de sel et gestion des eaux souterraines). Par conséquent, cette activité poursuivra l'identification des lacunes dans les connaissances (et, dans certains cas, leur mise à jour) ; 2.2 Mise en place et renforcement d'une base de données pour la GIZC en collaboration avec les initiatives existantes ; 2.3 Modélisation des Comités consultatifs axée sur les zones côtières, présentée aux scientifiques locaux et utilisée par eux ; 2.4 Enquêtes/études réalisées (par exemple relevé océanographique et cartographie de sensibilité, étude de régénération des mangroves et de plantation d'arbres, etc.) et liens institutionnels en place pour s'assurer que les données et informations pertinentes sont disponibles pour le processus décisionnel/politique et pour la mise en Å“uvre des mécanismes de soutien. Résultat 3 : Intégration des mesures locales d'adaptation au changement climatique dans la GIZC  Activités indicatives : 3.1 Mécanismes d'adaptation basés sur la GIZC pour chaque site ciblé en place, y compris la planification au niveau des gouvernorats, la coordination sectorielle et la sensibilisation des communautés/privés à la GIZC et la GIZC ; 3.2 Mesures d'adaptation identifiées pour les sites sélectionnés.  3.3 Mise en Å“uvre des mesures d'adaptation des Comités consultatifs et de la GIZC (par le renforcement des capacités et la participation des communautés locales et des organisations de la société civile/OSC)... Un soutien visant à atténuer l'impact du changement climatique sur les moyens d'existence ruraux côtiers (par exemple, irrigation permettant d'économiser l'eau, ostréiculture, production de sel, autres moyens d'existence, etc. 3.4 Identification et diffusion des bonnes pratiques (par exemple, mécanisme communautaire d'adaptation au changement climatique) (également en vue d'une éventuelle transposition à une plus grande échelle). Les actions spécifiques seront élaborées et convenues au cours de la phase initiale, au cours de laquelle un plan de travail plus détaillé, des activités propres au site et au secteur seront définies. Ces mesures d'adaptation à grande échelle offriront suffisamment de souplesse pour répondre aux besoins particuliers des collectivités locales. On s'attend à ce que certaines mesures d'adaptation (comme la restauration des mangroves) du projet GCCA se poursuivent et, dans certains cas, soient élargies.