Réponses au changement climatique dans les secteurs de l’énergie et de l’eau à Djibouti

Duration
2013-01-11 to 2017-01-04
Status
Active programmes
Région
Afrique
Pays
Djibouti
Total budget
3,00 M€
Sector(s)
GCCA priority area(s)
Countries
Djibouti est confrontée à divers problèmes environnementaux, dont le stress hydrique et la désertification, susceptibles d’être aggravés par le changement climatique. Sur le plan de l’adaptation, le problème majeur réside dans la gestion des ressources en eau, qui sont menacées par des pressions anthropiques fortes résultant de la croissance démographique et de l’urbanisation. La modification du régime hydrologique, combinée à l’élévation du niveau de la mer, aggrave le processus de salinisation de la nappe aquifère qui est en cours (en particulier celle qui alimente la ville de Djibouti) et la dégradation de la qualité de l’eau. Ce phénomène contribue à rendre l’approvisionnement en eau difficile pour la consommation humaine, mais aussi pour l’agriculture et les besoins écologiques. Djibouti souhaite par ailleurs s’engager dans la mise en Å“uvre de mesures d’atténuation, en particulier dans le secteur des énergies renouvelables, mais manque actuellement des moyens institutionnels et humains pour bénéficier de financements internationaux. Le pays a aussi lancé un processus en vue de la promotion de l’efficacité énergétique, par la mise sur pied (au cours de l’année 2013) d’une Agence djiboutienne de maîtrise de l’énergie (ADME), et sollicite un accompagnement institutionnel et technique à cet effet.
GCCA's action programme
Geographical scope
Initial GCCA/GCCA+ contribution
3,000,000.00 €

Overall objective

Renforcer la capacité de Djibouti à participer activement à la lutte contre le changement climatique.




Objectifs spécifiques

Développer un cadre institutionnel favorable en matière d’atténuation du changement climatique (dans le secteur de l’énergie) et acquérir une expérience pratique en matière d’adaptation, à travers notamment la réutilisation efficace des eaux usées retraitées.




Produits

La République de Djibouti dispose de capacités renforcées et met en Å“uvre des activités pilotes en matière d’efficacité énergétique et d’accès aux sources de financement (y compris au marché du carbone) pour le développement des énergies renouvelables.

Ce volet comprendra un appui institutionnel à l'Autorité nationale désignée (AND) et à l’ADME pour la formation des cadres, la définition d’un plan d’action triennal ou quinquennal pour la promotion de l’efficacité énergétique, la construction d’un bâtiment bioclimatique pilote devant permettre de tester les possibilités techniques de performance énergétique des bâtiments,  et enfin la préparation et la mise en Å“uvre d’une stratégie et d’un plan de communication et d’éducation visant à sensibiliser et à former aux enjeux et options disponibles en matière d’économies d’énergie. Par ailleurs, les capacités des porteurs de projets et cadres de l’AND et du Ministère de l’eau, de l’énergie et des ressources naturelles seront renforcées en matière d’accès au Mécanisme de développement propre (ou éventuellement au marché volontaire du carbone) et plus largement aux financements disponibles pour le développement des énergies renouvelables.

La capacité d'adaptation des communautés de l'espace environnant la station d’épuration de Douda est augmentée grâce à un appui aux activités agricoles sujettes au stress hydrique, ainsi qu’à l'accès à l'eau traitée et à son utilisation durable pour des finalités agro-sylvo-pastorales et écologiques.

Une étude de faisabilité portant sur la création d’un périmètre irrigué (micro-irrigation) de 25 ha alimenté par les eaux traitées de la station d’épuration sera réalisée. Sur base des résultats de cette étude, un projet pilote de création du périmètre irrigué sera mis en Å“uvre, comprenant le développement physique du réseau d’irrigation ; la sélection et l’installation d’exploitants originaires de la localité de Douda sur des parcelles de 0,5 hectares ; leur formation à la gestion du périmètre micro-irrigué ; leur organisation en coopérative ; ainsi que l’encadrement des activités de production et de gestion.

Par ailleurs, un appui sera donné aux exploitants de parcelles non irriguées des jardins maraîchers voisins de Douda en vue de réduire leur vulnérabilité au changement et aux aléas climatiques et en particulier au stress hydrique et à la salinisation de l’eau et des sols. Cette activité comprendra le renforcement des capacités en matière de choix des cultures, la mise en Å“uvre de techniques agricoles améliorées et durables, la gestion de l’eau et des sols, l’achat et la gestion des intrants, la commercialisation des récoltes, etc. ; et aussi l’accès à des micro-financements. 

Dans les deux cas, l’accent sera mis sur la capitalisation, la gestion et la diffusion des connaissances et des bonnes pratiques émergeant de la mise en Å“uvre.

Enfin, il est prévu de réaliser une étude de faisabilité portant sur la valorisation des eaux rejetées par la station d’épuration et non affectées à un usage agricole dans la zone de conservation de la nature récemment créée entre Haramous et Douda, plus spécifiquement pour la création d’une zone humide plantée de roseaux en bordure du littoral et la régénération de la végétation naturelle – et en fonction des ressources disponibles, de financer certaines activités retenues à la suite de cette étude de faisabilité.



Achievements to date
Il ressort de l’expérience acquise jusqu’ici en matière de coopération dans les secteurs de l’eau et de l’énergie que des actions de sensibilisation et d’éducation de la population et des responsables politiques et administratifs à l’utilisation efficiente de ces ressources sont indispensables pour assurer la mise en Å“uvre efficace d’activités liées tant à l’adaptation qu’à l’atténuation du changement climatique. Une meilleure compréhension des enjeux, un changement progressif des mentalités et une adhésion de la population à des objectifs et à des pratiques nouveaux dont elle perçoit la pertinence et les avantages, sont nécessaires pour assurer la pérennité des actions initiées dans le cadre du projet de l’AMCC.