Renforcer la résilience climatique au niveau local Mozambique

 

Même s’ils portent des prénoms très anodins – Kenneth, Idai, Eloise – les cyclones sèment la désolation et la destruction sur leur passage. Le cyclone Idai a ainsi frappé le premier, faisant des ravages dans les marécages côtiers et la région du delta, au centre du Mozambique – un des pays au monde le plus vulnérable à l’impact du changement climatique. 

 

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Quelque 600 personnes ont trouvé la mort et des maisons, des écoles, des cliniques ainsi que des cultures ont été complètement détruites. A peine six semaines plus tard, c’est le cyclone Kenneth, qui s’était formé dans l’océan Indien, qui a gagné en puissance et balayé les côtes du pays.  C’était la première fois qu’un cyclone d’une telle ampleur s’abattait sur l’Afrique 

Ces deux cyclones qui ont balayé la région coup sur coup ont fait au moins deux millions de sans-abri. Le bilan aurait pu être encore plus dramatique, mais le cyclone Kenneth a surtout frappé des régions peu peuplées, situées entre le Mozambique et la Tanzanie.

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©UNCDF LoCAL Mozambique Nangir Karel Prinsloo

 

À la suite de ces deux catastrophes, le ministère des terres et de l’environnement (MITA) et le ministère de l’économie et des finances (MEF) ont lancé le programme « Renforcer la résilience climatique au niveau local » au Mozambique (MERCIM) dans le cadre d’un partenariat stratégique avec l’Union européenne et l’Agence catalane pour la coopération au développement (ACCD) et avec l’assistance technique du Fonds d’équipement des Nations Unies (FENU). MERCIM a utilisé une approche participative et ascendante pour relever ce défi de la résilience, avec la création de conseils consultatifs afin de susciter la nécessaire adhésion au niveau local et de la base. Dans un premier temps, les communautés locales participent ainsi à la définition des besoins qu’elles jugent prioritaires. Dans un deuxième temps, les propositions sont transmises aux autorités locales et soumises ensuite aux administrations provinciales.   

« La participation de la communauté joue un rôle essentiel étant donné qu’elle est touchée de plein fouet par l’impact de ces changements climatiques. Il est extrêmement essentiel à mes yeux de l’associer au processus de décision et de définition des actions prioritaires » explique Alcides Celestino, directeur des services fonciers et environnementaux pour la province du Zambèze. 

LoCal est financé par l’Union européenne par le biais de l’Alliance mondiale contre le changement climatique Plus (AMCC+).   

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