Soutien de l’UE au Sahel

 

La définition des pays du Sahel diffère selon les sources et inclut souvent les pays limitrophes au Sahel ou dont les conditions sont comparables. Le Sahel proprement dit s’étend du Sénégal, sur la côte Atlantique côté ouest à l’Érythrée sur la mer Rouge, à l’est, et couvre la Gambie, la Mauritanie, la Guinée, le Mali, le Burkina Faso, le Cameroun, le Niger, le Tchad et le Soudan. Depuis 2009, l’UE AMCC+ a soutenu 13 projets nationaux, à hauteur de 80,81 millions d’euros, dans 8 de ces pays. Le développement des capacités d’adaptation et le renforcement de la résilience au changement climatique sont au cœur de la plupart de ces projets, qui incluent également des mesures visant à intégrer l’action climatique dans les plans, politiques et budgets nationaux. Les mesures mettent l’accent sur l’agriculture, la gestion des terres et la foresterie, la gestion des ressources naturelles, la gestion des zones côtières et les zones de pêche.

Senegal

 

Outre ces projets nationaux, l’UE AMCC + a soutenu deux phases de LoCAL, une initiative locale de financement impliquant plusieurs pays qui encourage le financement basé sur les résultats axé sur le secteur privé, notamment au Mali et au Niger. En 2019, le Cameroun a rejoint les rangs des partenaires de l’UE AMCC+ dans le cadre d’une autre initiative impliquant plusieurs pays de soutien aux systèmes agroalimentaires durables. Parmi les pays du Sahel, seule l’Érythrée ne bénéficie pas d’un programme de l’AMCC+.

Les programmes de l’UE AMCC+ ont fait l’objet d’une évaluation approfondie afin d’en dégager les meilleures pratiques. Toutefois, comme le montre la dernière Évaluation globale de 2014, de nombreux projets n’ont commencé à porter leurs fruits qu’à ce moment, faisant de l’évaluation précise de leurs résultats et impact une mission impossible.
En 2018, la Facilité d’appui de l’AMCC+ s’est lancé dans une Étude d’impact et de durabilité des 21 projets de l’UE AMCC terminés depuis au moins un an, y compris trois projets dans la région du Sahel. Même si la durabilité et les niveaux d’impact variaient entre les 21 projets, des facteurs clés de réussite ont été dégagés. Ils ont valeur universelle.

  • Renforcer l’appropriation et l’engagement des parties prenantes en utilisant des approches participatives, en adaptant les objectifs aux principales priorités des bénéficiaires, en associant la recherche d’avantages à long et à moyen terme et en comprenant le contexte culturel et social des actions ;
  • Aligner et intégrer les actions sur les politiques et programmes existants ;
  • Collaborer avec les agences de mise en œuvre appropriées – idéalement avec de solides institutions publiques. Sinon, il est essentiel de coopérer avec des partenaires qui connaissent la situation dans le pays et qui y sont présents depuis longtemps ;
  • Associer un travail institutionnel et politique à haut niveau à des projets pilotes de terrain et veiller à intégrer les leçons du terrain dans le travail politique ;
  • Une intervention de qualité exige préalablement un travail approfondi de recherche et d’analyse, incluant des évaluations des vulnérabilités, une analyse des chaînes de valeur et l’analyse d’options technologiques appropriées. 
  • Une solide gestion des connaissances et des processus d’apprentissage facilite l’adhésion et l’acquisition de savoir. On peut ici s’appuyer sur des visites entre communautés, des outils et du matériel de communication de qualité. 
  • Le soutien aux cadres juridiques favorise la mise en œuvre sur le long terme.

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